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Marie-Amélie Le Fur, marraine officielle du 10ème Tournoi international de Paris 2013

Marie-Amélie Le Fur, marraine officielle du 10ème Tournoi international de Paris 2013

MALF1La Fédération Sportive Gaie et Lesbienne (FSGL) et l’équipe du Tournoi international de Paris 2013 (TIP 2013) se réjouissent d’avoir pour marraine officielle l’athlète handisport de haut niveau et la championne paralympique, Marie-Amélie Le Fur pour la 10ème édition du TIP qui se déroule du 17 au 20 mai 2013.

Marie-Amélie Le Fur a participé avec succès aux jeux paralympiques de Londres 2012. Elle a remporté la médaille d’or sur le 100 m, la médaille d’argent sur le 200 m, en battant le record du monde, et la médaille de bronze au saut en longueur.

Victime d’un grave accident de scooter en 2004, Marie-Amélie Le Fur avait repris l’entraînement seulement quatre mois après son opération.

Après avoir rencontré la présidente de la FSGL et l’équipe du TIP en 2012 à l’occasion d’une soirée-débat sur le sport féminin, Marie-Amélie Le Fur avait déclaré « avoir été très intéressée par l’organisation de ces jeux ouverts à tous ».

Notre championne tricolore a accepté d’être la marraine du TIP 2013 et affirme : « Il s’agit d’un tournoi sportif ouvert à tous, qui permet de lutter contre les discriminations au sens large, et permet à tous de faire du sport en s’exposant et s’affirmant librement. ».

La 10ème édition du Tournoi international de Paris organisé par la Fédération Sportive Gaie et Lesbienne (FSGL) et ses associations membres accueillera plus de 1 500 participants autour d’une vingtaine d’activités sportives. Le TIP est le plus important tournoi LGBT européen et l’un des événements sportifs annuels les plus importants au monde.

Pour en savoir plus : www.paris-tournament.com

À propos du Tournoi International de Paris (TIP)

Le Tournoi international de Paris est un événement sportif annuel ouvert à tous et dont l’objectif est de promouvoir l’intégration par le sport et la lutte contre les discriminations. Il rassemble chaque année plus de 1 500 athlètes dans une vingtaine de disciplines sportives.

À propos de la Fédération Sportive Gaie et Lesbienne (FSGL)

La FSGL regroupe près d’une quarantaine d’associations sportives LGBT (Lesbien, Gay, Bi, Trans) réparties sur le territoire français, et plus de 3500 sportif(ve)s. Son objectif : lutter contre toutes les discriminations par la pratique sportive.
La FSGL a pour devise : « Contre les discriminations, Faisons du sport ensemble ! ». Elle organise le Tournoi international de Paris (TIP). Elle est membre de la Fédération sportive européenne LGBT (EGLSF), de la Fédération des Gay Games, et siège au comité de lutte contre les discriminations installé par le Ministère des Sports depuis 2011.

Communiqué de presse – 5 février 2013

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Être homo aujourd’hui en France [LECTURES]

Être homo aujourd’hui en France [LECTURES]
Entretien avec Michel Dorais et Nicolas Noguier

etre-homoÊtre homo aujourd’hui en France, le titre peut paraître singulier, mais se cachent derrière, des situations individuelles particulières. L’association, le Refuge a mené une enquête en 2009 auprès de plus de 500 gays et lesbiennes.

Comment vivent les jeunes gays et lesbiennes d’aujourd’hui ? Font-ils face aux mêmes problèmes que leurs aînés ? Leur condition s’est-elle améliorée ? Faut-il faire son coming-out ? Autant de points qu’ont essayé de « décrypter », Michel Dorais, professeur et chercheur en sciences sociales à l’Université Laval à Québec, Isabelle Chollet, psychologue au Refuge et en cabinet privé, et Nicolas Noguier, Président du Refuge.

Quels problèmes rencontrent les gays et les lesbiennes dans leur quotidien ?

Michel Dorais : « Tel que le montre notre ouvrage, les principaux problèmes sont les incertitudes et les angoisses que vivent plusieurs jeunes gays et lesbiennes à compter de la découverte de leur préférence. D’autant plus que la période entre la découverte de soi et la révélation aux autres tend à s’étendre, pour atteindre un délai moyen de 5 à 9 ans. Cela dit, il apparaît clairement que le coming-out n’est pas un acte posé une fois pour toutes, mais plutôt un processus, soit un ensemble de décision «stratégiques», car sélectives et réitératives, afin de se révéler graduellement à autrui (par exemple, successivement, à son père, sa mère, sa fratrie, ses ami-e-s, ses collègues, etc.). Dans certains cas les anticipations négatives ou les rejets effectifs alors vécus vont provoquer dépression(s) ou tentative(s) de suicide (dans ce dernier cas, sur un plan statistique, dix fois plus que chez leurs pairs hétérosexuels). Heureusement, nombre de jeunes LGBT sont aussi résilients, c’est-à-dire qu’ils trouvent auprès de certains proches, voire de la communauté LGBT et de ses activités et associations, une source d’appartenance et de solidarité bienfaisante (en dépit des critiques que les lieux et associations communautaires subissent car on est d’autant plus critiques face à eux qu’on en attend beaucoup). Enfin, les projets de couple et de famille comptent beaucoup pour une majorité des jeunes interrogés, qui appellent pour la plupart une égalité sociale et juridique sur ce plan-là, ce qui tarde encore à se produire en France.

Selon vous, qu’est-ce que cette enquête apporte après le Rapport gai : enquête sur les modes de vie homosexuels en France publié en 1984 et Le Rose et le Noir de Frédéric Martel publié en 1996 ?

Michel Dorais : « C’est parfois une mise à jour de ce qu’on savait déjà, tel que, hélas, la persistance de la honte et des réactions dépressives, voire suicidaires beaucoup plus élevées chez ces jeunes, surtout avant ou pendant la période de coming-out. Mais souvent on découvre de nouvelles choses, comme la découverte de soi deux ou trois ans plus tôt qu’il y a 25 ou 30 ans (entre 12 et 15 ans la plupart du temps), la révélation à ses proches plus tard (vraisemblablement parce que les jeunes de la génération actuelle demeurent plus longtemps chez leurs parents et doivent donc jauger le « risque » d’une réaction négative de leur part), le désir plus grand que jamais de former un couple et une famille surtout. »

Quelles recommandations feriez-vous pour promouvoir une égalité des droits quel que soit son orientation sexuelle ?

Michel Dorais : « Tel que dit dans la conclusion de l’ouvrage, un accueil sans préjugés ni discrimination, qui ne soit pas simplement une « tolérance », mais une pleine reconnaissance des réalités LGBT, une « inclusivité » vraie, cela dans tous les services publics, de santé et dans le système scolaire, bien sûr. D’où la nécessité d’une sensibilisation, voire d’une formation continue, auprès des intervenants qui œuvrent auprès des jeunes en général (éducateurs, professeurs, psys, travailleurs sociaux, infirmières, policiers, etc.) suivant en cela ce qui se fait ailleurs (par exemple au Québec, où, depuis 20 ans, 20,000 professionnels de la santé, des écoles et des services publics ont reçu de un à trois jours de sensibilisation ou de formation sur les réalités LGBT et sur les conditions de vie des jeunes en particulier, afin de mieux être en mesure de les aider, au besoin, et de travailler de façon plus générale à contrer l’homophobie auprès de tous les jeunes).

Nicolas Noguier, vous êtes Président du Refuge, association de lutte contre l’homophobie. Le Refuge met à disposition des hébergements d’urgence aux jeunes rejetés de leur famille ? Quel constat faites-vous ?

Nicolas Noguier : « Le Refuge gère plusieurs dispositifs d’hébergement temporaire et d’accompagnement psychologique et social à destination de jeunes en situation d’homophobie intériorisée et/ou rejetés par leurs parents suite à l’annonce de leur homosexualité ou transsexualité. Le Refuge c’est tout d’abord un espace d’écoute sans jugement qui permet une stabilisation durant laquelle le jeune pourra reprendre confiance en lui, s’accepter et accepter le regard des autres et acquérir une autonomie sociale par la biais d’un accompagnement psychologique et social.

Michel Dorais et Isabelle Chollet mettent en évidence le fait que les jeunes prennent conscience plus tôt de leur homosexualité mais en parlent plus tardivement à leur entourage, laissant une place plus importante à l’homophobie intériorisée et au déni de soi. Nous constatons ce phénomène et le mal-être qu’il engendre tous les jours au Refuge. »

  • Être homo aujourd’hui. Enquête Le Refuge auprès de 500 jeunes gays et lesbiennes, Michel Dorais, Isabelle Chollet, Laurie Allaire, Nicolas Noguier, éd. H&O essai, 2012
  • Le Refuge est la seule structure en France, conventionnée par l’Etat, à proposer un hébergement temporaire et un accompagnement social, médical et psychologique aux jeunes majeurs, filles et garçons, victimes d’homophobie.

Le Défenseur des droits
22 mars 2012

Comment vivez-vous votre vie LGBT en Europe ?

Comment vivez-vous votre vie LGBT en Europe ?

lgbt-etude-adfL’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) a lancé une enquête LGBT à l’échelle européenne pour promouvoir la législation et les politiques en faveur de l’égalité.

C’est la première fois qu’une étude au sujet des discriminations envers les personnes LGBT est réalisée à si grande échelle. Un questionnaire en ligne permet de recueillir les opinions des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles et trans âgées de plus de 18 ans vivant dans l’Union européenne ou en Croatie :

  • Au cours des 12 derniers mois dans le pays où vous vivez, avez-vous personnellement ressenti une discrimination à votre encontre ou été victime de harcèlement sur la base d’une ou de plusieurs raisons suivantes ?
  • Qu’est-ce qui vous permettrait d’être plus à l’aise en tant que lesbienne, gay, ou bisexuel(le) dans le pays où vous vivez ?
  • En tant que personne gay, avez-vous déjà subi une des situations suivantes lorsque vous avez utilisé ou essayé d’avoir accès aux services de santé ?
  • Dans le pays où vous vivez, connaissez-vous un organisme qui peut apporter son soutien ou des conseils aux personnes qui ont subi des discriminations en raison de l’orientation sexuelle…

Le Défenseur des droits
03 avril 2012