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Institut national de la statistique et des études économiques

L’électricité en surchauffe, une hausse des tarifs en deux temps

facture-edfLe gouvernement a proposé d’augmenter les tarifs réglementés de l’électricité d’EDF pour les particuliers. Cette hausse se fera en deux temps, 5% en août 2013 puis 5% en août 2014. Au total, en sept ans, le prix de l’électricité a augmenté de 14,1%.

En même temps, la bourse a accueilli avec satisfaction les bons résultats d’EDF qui a dégagé cette année un bénéfice net en hausse de 3,5% à 2,9 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires en progression de 10,7% à 39,75 milliards d’euros.

Ces différentes hausses et les bons résultats du groupe EDF ne vont pas profiter à tous de manière équitable. Il convient de se pencher sur le coût  que représente la consommation d’électricité dans le budget des ménages.

Précarité et inégalités énergétiques

Les dépenses d’énergie constituent en moyenne 6 % du budget des ménages, cette part atteint en moyenne 10 % pour les ménages les plus âgés et 8 % pour les plus modestes, comme l’indique le ministère de l’Écologie et de l’Énergie.La consommation varie également en fonction d’un équipement tout électrique et la qualité de l’isolation des résidences.

D’après le baromètre annuel du ministère de l’Écologie et de l’énergie publié mardi, les Français ont payé 200 euros de plus en moyenne en 2012 pour s’éclairer, se chauffer et se déplacer en voiture.

La facture se monte donc à 3 200 euros en moyenne par foyer pour l’année dernière, selon les chiffres du gouvernement.

Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme précise l’Insee dans son étude « Emploi et salaires » publiée en 2013.

Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme précise l’Insee dans son étude « Emploi et salaires » publiée en 2013.

man-woman-drawingLes inégalités salariales dépendent en partie de la structure du marché du travail. Les femmes occupent de nombreux emplois à temps partiel, souvent peu qualifiés et interrompent plus leur carrière professionnelle que les hommes, en raison notamment des grossesses et provoquent au retour du congé de maternité dans certains cas des situations discriminantes. Elles font moins d’heures supplémentaires, mais l’essentiel, soit 70% de cette différence, reste inexpliqué.

Déroulement de carrière et marché du travail chez les femmes

Les écarts s’expliquent aussi par les conséquences pour les femmes de la maternité sur leur déroulement de carrière et leur rémunération ainsi que les impacts de la répartition des responsabilités en matière de garde d’enfants (selon l’Insee les femmes assument 80% du noyau dur des tâches domestiques) et de garde des personnes dépendantes.

Le marché du travail s’est féminisé, mais demeure précaire pour les femmes. Le taux d’emploi des femmes s’établit en 2008 à 60,3% pour 69,4% pour les hommes. 30,2% des femmes occupent un emploi à temps partiel pour 5,7% des hommes. Seules 17,4% des femmes occupent des postes d’encadrement dans les entreprises du secteur privé alors qu’elles représentent 47% de l’ensemble de la population active.

En 2009, le salaire net moyen en équivalent temps-plein des femmes atteint 80 % de celui des hommes dans le secteur privé et 87 % dans le secteur public, selon l’Insee, due pour partie à une structure des qualifications différentes. 19 % des hommes salariés du privé sont des cadres contre seulement 12 % des femmes.

Le « plafond de verre »

Au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle, les écarts demeurent. C’est tout particulièrement le cas chez les cadres, où le salaire des femmes est inférieur de 23 % à celui de leurs homologues masculins dans le secteur privé, et de 21% dans le secteur public. Cet écart, beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, peut s’expliquer en partie par un effet de « plafond de verre », mais aussi par d’autres éléments comme les choix de spécialité de formation, les secteurs d’activité ou les déroulements de carrière. Les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Cet écart de salaires chez les cadres est beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, ajoute encore l’INSEE, qui relève également que les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Pour garantir une réelle égalité salariale entre hommes et femmes, plusieurs initiatives pourraient être menées tout en rappelant l’application de la loi sur l’égalité professionnelle :

  • Favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité.
  •  Assurer une égalité salariale réelle au sein des entreprises.
  •  Réévaluer les grilles de classification salariale.
  •  Combattre les discriminations liées à la grossesse et au sexe.
  •  Corriger les inégalités actuelles dans le déroulement de carrière.
  •   Favoriser et rééquilibrer l’accès au congé parental.

L’Insee en collaboration avec la Dares propose avec Emploi et salaires un panorama complet et précis sur l’emploi et les salaires.

Évolution des modes de consommation des ménages français, le « fait maison » progresse

Évolution des modes de consommation des ménages français, le « fait maison » progresse

menages-françaisLa dernière édition de L’Économie française publiée par l’Insee montre qu’en moyenne les ménages français produisent plus qu’ils ne font faire. Une large part de l’activité des ménages est consacrée au « fait maison ».

Le temps dédié au travail domestique est plus important que le temps consacré à une activité salariée, 41 milliards d’heures contre 38. Le travail domestique (ménage, cuisine, vaisselle, linge, soins matériels aux enfants…) occupe en moyenne les ménages 15 heures par semaine, soit 765 heures par an.

L’alimentation et le ménage représentent plus de la moitié de la production domestique. Avec 29 et 26 % du temps consommé, la cuisine et le ménage sont les activités les plus chronophages. La réalisation de ces travaux nécessite l’achat de biens (liquide vaisselle, légumes, viandes…) et de services (électricité, eau…). Le capital des ménages est également utilisé (électroménager, voiture). Ces achats et l’usure du capital sont estimés respectivement à 255 et 17 milliards d’euros en 2010.

Une production maison qui modifie profondément la consommation des ménages. Si la dépense de consommation finale des ménages est évaluée à 1085 milliards en 2010, la production domestique est estimée à 959 milliards d’euros. Tous calculs faits, la consommation progresse ainsi de 63% et le revenu disponible brut de 55 %. À l’inverse, le taux d’épargne est plus faible : 11 % contre 16 %.

« Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme »

« Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme »

IP1436.vp - ip1436.pdfUne femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme précise l’INSEE dans son étude « Emploi et salaires » publié en février 2012.

Les inégalités salariales dépendent en partie de la structure du marché du travail. Les femmes occupent de nombreux emplois à temps partiel, souvent peu qualifiés et interrompent plus leur carrière professionnelle que les hommes, en raison notamment des grossesses et provoquent au retour du congé de maternité dans certains cas des situations discriminantes. Elles font moins d’heures supplémentaires, mais l’essentiel, soit 70% de cette différence, reste inexpliqué.

Les écarts s’expliquent aussi par les conséquences pour les femmes de la maternité sur leur déroulement de carrière et leur rémunération ainsi que les impacts de la répartition des responsabilités en matière de garde d’enfants (selon l’Insee les femmes assument 80% du noyau dur des tâches domestiques) et de garde des personnes dépendantes.

Le marché du travail s’est féminisé, mais demeure précaire pour les femmes. Le taux d’emploi des femmes s’établit en 2008 à 60,3% pour 69,4% pour les hommes. 30,2% des femmes occupent un emploi à temps partiel pour 5,7% des hommes. Seules 17,4% des femmes occupent des postes d’encadrement dans les entreprises du secteur privé alors qu’elles représentent 47% de l’ensemble de la population active.

En 2009, le salaire net moyen en équivalent temps-plein des femmes atteint 80 % de celui des hommes dans le secteur privé et 87 % dans le secteur public, selon l’INSEE, due pour partie à une structure des qualifications différentes. 19 % des hommes salariés du privé sont des cadres contre seulement 12 % des femmes.

Au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle, les écarts demeurent. C’est tout particulièrement le cas chez les cadres, où le salaire des femmes est inférieur de 23 % à celui de leurs homologues masculins dans le secteur privé, et de 21% dans le secteur public. Cet écart, beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, peut s’expliquer en partie par un effet de « plafond de verre », mais aussi par d’autres éléments comme les choix de spécialité de formation, les secteurs d’activité ou les déroulements de carrière. Les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Cet écart de salaires chez les cadres est beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, ajoute encore l’INSEE, qui relève également que les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Pour garantir une réelle égalité salariale entre hommes et femmes, plusieurs initiatives pourraient être menées tout en rappelant l’application de la loi sur l’égalité professionnelle :

  • Favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité,
  • Assurer une égalité salariale réelle au sein des entreprises,
  • Réévaluer les grilles de classification salariale,
  • Combattre les discriminations liées à la grossesse et au sexe,
  • Corriger les inégalités actuelles dans le déroulement de carrière
  • Favoriser et rééquilibrer l’accès au congé parental

L’INSEE en collaboration avec la Dares propose avec « Emploi et salaires » un panorama complet et précis sur l’emploi et les salaires. INSEE, « Emploi et salaires », édition 2012.

Le Défenseur des droits
15 février 2012

« Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme »

« Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme »

IP1436.vp - ip1436.pdfUne femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme précise l’INSEE dans son étude « Emploi et salaires » publié en février 2012.

Les inégalités salariales dépendent en partie de la structure du marché du travail. Les femmes occupent de nombreux emplois à temps partiel, souvent peu qualifiés et interrompent plus leur carrière professionnelle que les hommes, en raison notamment des grossesses et provoquent au retour du congé de maternité dans certains cas des situations discriminantes. Elles font moins d’heures supplémentaires, mais l’essentiel, soit 70% de cette différence, reste inexpliqué.

Les écarts s’expliquent aussi par les conséquences pour les femmes de la maternité sur leur déroulement de carrière et leur rémunération ainsi que les impacts de la répartition des responsabilités en matière de garde d’enfants (selon l’Insee les femmes assument 80% du noyau dur des tâches domestiques) et de garde des personnes dépendantes.

Le marché du travail s’est féminisé, mais demeure précaire pour les femmes. Le taux d’emploi des femmes s’établit en 2008 à 60,3% pour 69,4% pour les hommes. 30,2% des femmes occupent un emploi à temps partiel pour 5,7% des hommes. Seules 17,4% des femmes occupent des postes d’encadrement dans les entreprises du secteur privé alors qu’elles représentent 47% de l’ensemble de la population active.

En 2009, le salaire net moyen en équivalent temps-plein des femmes atteint 80 % de celui des hommes dans le secteur privé et 87 % dans le secteur public, selon l’INSEE, due pour partie à une structure des qualifications différentes. 19 % des hommes salariés du privé sont des cadres contre seulement 12 % des femmes.

Au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle, les écarts demeurent. C’est tout particulièrement le cas chez les cadres, où le salaire des femmes est inférieur de 23 % à celui de leurs homologues masculins dans le secteur privé, et de 21% dans le secteur public. Cet écart, beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, peut s’expliquer en partie par un effet de « plafond de verre », mais aussi par d’autres éléments comme les choix de spécialité de formation, les secteurs d’activité ou les déroulements de carrière. Les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Cet écart de salaires chez les cadres est beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, ajoute encore l’INSEE, qui relève également que les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Pour garantir une réelle égalité salariale entre hommes et femmes, plusieurs initiatives pourraient être menées tout en rappelant l’application de la loi sur l’égalité professionnelle :

  •     Favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité,
  •     Assurer une égalité salariale réelle au sein des entreprises,
  •     Réévaluer les grilles de classification salariale,
  •     Combattre les discriminations liées à la grossesse et au sexe,
  •     Corriger les inégalités actuelles dans le déroulement de carrière
  •     Favoriser et rééquilibrer l’accès au congé parental

L’INSEE en collaboration avec la Dares propose avec « Emploi et salaires » un panorama complet et précis sur l’emploi et les salaires. INSEE, « Emploi et salaires », édition 2012.

Le Défenseur des droits
15 février 2012