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Le chômage des jeunes dans l’Union européenne

Le chômage des jeunes dans l’Union européenne

chomage-jeuneEn 2012, plus d’une personne de moins de 25 ans sur cinq était au chômage en Europe, soit 6 millions de jeunes.

Sur les 57,5 millions de jeunes âgées de 15 à 24 ans que compte l’Union européenne, 5,6 millions étaient sans emploi, soit 9,7 % de jeunes au chômage, selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Le taux de chômage, rapport entre le nombre de chômeurs et la population active est quant à lui de 23 %.

Des disparités en Europe

Les taux de chômage peuvent varier du simple au triple : 8,6 % pour l’Allemagne, 22, 7 % pour la Roumanie et 24,6 pour la France. Les chiffres sont plus importants en Europe du Sud. Un jeune Grec sur deux est au chômage (59,1 %).

L’Europe du Nord présente les taux les plus bas, 8,1 % pour l’Allemagne, 8,6 % pour la Norvège et 9,5 % pour les Pays-Bas. En Allemagne, les réformes sociales engagées par le gouvernement Schröder ou Agenda 2010 ont renforcé la flexibilité du marché du travail et baissé le coût du travail. Cette flexibilité a imposé des règles plus strictes aux chômeurs à accepter plus rapidement un emploi. D’autant qu’il n’existe pas de salaire minimal en Allemagne et que la période d’indemnisation du chômage a été réduite. Cependant la politique de formation pour les jeunes est fortement axée sur l’apprentissage en Allemagne contrairement à la France.

Les chiffres sont au plus haut depuis trente ans en Grèce (59,1 %), en Espagne (55,9 %), au Portugal (38,3 %), en Italie (38,4 %), en Irlande (30,3 %) et au Royaume-Uni (20,7 %). La crise économique a eu un fort impact sur le chômage des jeunes et l’éducation. Les jeunes poursuivent ou reprennent leurs études en Espagne comme l’indique Eurostat à travers ce graphique.

Six milliards d’euros

Le Conseil européen a décidé les 7 et 8 février 2013 d’allouer 6 milliards d’euros entre 2014 et 2020 au financement d’une « Garantie pour la jeunesse ». Ce plan consiste à proposer aux régions les plus touchées un emploi, une formation ou une insertion aux jeunes de moins de 25 ans sans emploi qui ne suivent ni études ni formation.

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Statistique : l’immigration dans le détail

Statistiques : l’immigration dans le détail

IMO 2012 cover Fr3-200x256Depuis son ouverture en 1999, le centre de la Croix-Rouge de Sangatte (Pas-de-Calais) a accueilli 55000 immigrés. Actuellement, 1300 personnes y séjournent. Dans ce lieu, comme dans de nombreux autres en Europe, transitent des populations qui fuient la misère ou les persécutions politiques. Qui sont-ils ? Combien sont-ils au juste ? Pour rechercher des statistiques sur les migrations, on dispose de trois sources, le Bureau international du travail (BIT), Eurostat (l’office statistique de l’Union européenne) et l’OCDE (le club des pays riches).

Les chiffres sur la population résidente, les immigrants, les nationaux à l’étranger sont enregistrés dans une base de données qui figure sur le site du BIT. L’organisation collecte et synthétise des données d’instituts statistiques nationaux (Insee, Office fédéral de la statistique suisse…) sur les questions de l’emploi. Elle permet ainsi d’accéder à certaines données qui ne sont pas en accès libre, provenant par exemple d’Eurostat.

Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne n’offre malheureusement qu’un accès très limité à ses données. Les dernières disponibles sont issues de la publication Statistiques en bref .

Pour compléter cette base de données, il faut consulter le rapport de l’OCDE sur les migrations internationales, le fameux rapport SOPEMI pour les érudits, réalisé par le Système d’observation permanente des migrations (SOPEMI) de l’OCDE. De nombreux graphiques, tableaux et commentaires illustrent les flux de migrants. L’annexe statistique, en fin de document, constitue une bonne base de données pour les pays de l’OCDE sur les flux migratoires, la représentation des travailleurs étrangers, les demandeurs d’asile, etc.

Les Perspectives des migrations internationales 2012 montrent que l’immigration permanente à destination des pays de l’OCDE a connu une baisse de 2,5% en 2010 par rapport à l’année précédente, avec 4.1 millions de personnes concernées.

Les migrations à destination des États-Unis ont chuté de 8 % en 2010. La baisse a été de 3 % pour ce qui concerne les pays européens de l’OCDE – sans tenir compte des mouvements intra-européens – et le nombre d’immigrants a augmenté de plus de 10% vers le Canada, la Corée et le Mexique. Les données nationales récentes montrent que la hausse a repris en 2011 en Australie, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande, ainsi que dans la plupart des pays européens de l’OCDE, à l’exception de l’Italie, de l’Espagne et de la Suède.

« L’évolution du marché du travail et les flux migratoires sont étroitement liés. C’est principalement le déclin de la demande de main-d’œuvre, et non les restrictions imposées par les politiques migratoires, qui explique la chute de l’immigration pendant la crise, comme le montrent nos Perspectives des migrations internationales 2012 » a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría lors de la présentation du rapport à Bruxelles, aux côtés du Commissaire européen chargé de l’Emploi, des Affaires sociales et de l’Inclusion, M. László Andor, et de la Commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Mme Cecilia Malmström.

Alternatives Économiques n° 205 – juillet 2002