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L’emploi public : variations et amortisseur de crise

L’emploi public : variations et amortisseur de crise

crise-eco-franceFin 2011, en France, une personne sur cinq (20,4 %) travaille dans la fonction publique, 9% pour la fonction publique d’État, 7% pour la fonction publique territoriale et 4 % pour l’hospitalière. Les effectifs sont globalement en baisse (-0,5 %).

La baisse est la plus forte dans la fonction publique de l’État (– 2,0 %), alors que les effectifs sont stables dans la fonction publique territoriale (+ 0,3 %) et augmentent dans la fonction publique hospitalière (+ 1,3 %).

La baisse des effectifs de la FPE est la conséquence du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et dans un contexte d’augmentation de ces départs depuis 2009.

La hausse est la plus importante pour les aides-soignants dans les établissements médico-sociaux (+ 5,2 %). Le vieillissement de la population française et une dépendance accrue des personnes âgées expliquent ce fort recrutement.

Des disparités régionales

L’étude montre enfin des disparités régionales. La situation de l’Île-de-France est singulière. L’emploi public y représente 18,3 % de l’emploi total régional, soit moins qu’en moyenne nationale (20,4 %). Le poids de la fonction publique dans l’emploi total est plus faible dans les Pays de la Loire, en Rhône-Alpes et en Alsace (de 17 % à 19 %).

Les variations de l’emploi dans la fonction publique et les disparités régionales mettent en avant un modèle français jugé souvent coûteux, mais constitue un amortisseur de crise en terme d’emploi.

Remise en cause du modèle français

Dans un ouvrage publié en 2012 dans la collection « La République des idées », « La crise qui vient », Laurent Davezies, économiste spécialiste des territoires, professeur au CNAM et à l’université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC) a affirmé : « la crise de 2008 – 2009 a pu être « amortie » en France, grâce à la progression de l’emploi public, à celle des prestations sociales et à l’effort consenti par les entreprises privées, qui ont globalement maintenu l’emploi et les salaires… »

Cependant, il revient sur le coût et la progression des dépenses publiques : « Les dépenses publiques en France, en 2013, vont dépasser les 56 % du PIB ; ce qui est très supérieur à la moyenne de la zone euro (d’environ 25%, d’après vos estimations). Elles ont atteint un seuil qui ne saurait être dépassé et surtout, la croissance française ne peut plus reposer sur une consommation financée à crédit. »

Le chômage des jeunes dans l’Union européenne

Le chômage des jeunes dans l’Union européenne

chomage-jeuneEn 2012, plus d’une personne de moins de 25 ans sur cinq était au chômage en Europe, soit 6 millions de jeunes.

Sur les 57,5 millions de jeunes âgées de 15 à 24 ans que compte l’Union européenne, 5,6 millions étaient sans emploi, soit 9,7 % de jeunes au chômage, selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Le taux de chômage, rapport entre le nombre de chômeurs et la population active est quant à lui de 23 %.

Des disparités en Europe

Les taux de chômage peuvent varier du simple au triple : 8,6 % pour l’Allemagne, 22, 7 % pour la Roumanie et 24,6 pour la France. Les chiffres sont plus importants en Europe du Sud. Un jeune Grec sur deux est au chômage (59,1 %).

L’Europe du Nord présente les taux les plus bas, 8,1 % pour l’Allemagne, 8,6 % pour la Norvège et 9,5 % pour les Pays-Bas. En Allemagne, les réformes sociales engagées par le gouvernement Schröder ou Agenda 2010 ont renforcé la flexibilité du marché du travail et baissé le coût du travail. Cette flexibilité a imposé des règles plus strictes aux chômeurs à accepter plus rapidement un emploi. D’autant qu’il n’existe pas de salaire minimal en Allemagne et que la période d’indemnisation du chômage a été réduite. Cependant la politique de formation pour les jeunes est fortement axée sur l’apprentissage en Allemagne contrairement à la France.

Les chiffres sont au plus haut depuis trente ans en Grèce (59,1 %), en Espagne (55,9 %), au Portugal (38,3 %), en Italie (38,4 %), en Irlande (30,3 %) et au Royaume-Uni (20,7 %). La crise économique a eu un fort impact sur le chômage des jeunes et l’éducation. Les jeunes poursuivent ou reprennent leurs études en Espagne comme l’indique Eurostat à travers ce graphique.

Six milliards d’euros

Le Conseil européen a décidé les 7 et 8 février 2013 d’allouer 6 milliards d’euros entre 2014 et 2020 au financement d’une « Garantie pour la jeunesse ». Ce plan consiste à proposer aux régions les plus touchées un emploi, une formation ou une insertion aux jeunes de moins de 25 ans sans emploi qui ne suivent ni études ni formation.