Archives pour la catégorie Société

En France, selon l’UNICEF, un enfant sur cinq vit une situation d’intégration sociale précaire

unicef

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant (20 novembre), l’UNICEF France publie les résultats de sa Consultation nationale des 6-18  ans, effectuée auprès de 22 500 enfants et adolescents vivant en France. Les résultants sont alarmants. Près d’un enfant sur cinq vit dans une situation d’intégration sociale précaire (17 %).

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Observatoire des inégalités, un état des lieux des inégalités

L’Observatoire des inégalités est un organisme indépendant d’information et d’analyse sur les inégalités. Cet organisme cherche à établir un état des lieux des inégalités le plus complet possible et à publier les analyses les plus pertinentes du phénomène.

Louis Maurin, ancien journaliste à Alternatives Économiques et fondateur de l’Observatoire avec Serge Monnin et Patrick Savidan, a accepté de répondre à quelques questions.

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Pourquoi avoir voulu créer un Observatoire dédiée aux inégalités ? N’y avait-il pas suffisamment de données statistiques en France sur les inégalités ?

Louis Maurin : Nous avons créé l’Observatoire des inégalités pour deux raisons. D’une part, effectivement, l’insuffisance de données et leur diffusion. Les choses ont avancé, mais on reste loin du compte. On ne sait pas dire par exemple d’où vient le fait que les « noirs » sont plus souvent au chômage que les autres : est-ce que cela vient de leur couleur de peau ou de leur milieu social ? On ne sait rien de l’évolution des hauts revenus après impôts. Etc. D’autre part, pour mieux comprendre. L’immense majorité des commentateurs en reste à une vision restrictive et individuelle « l’égalité des chances »… D’où l’accent mis sur les discriminations. Or de plus en plus on s’aperçoit que le problème est plus global, dans le fonctionnement des institutions, comme l’école ou l’entreprise. Les inégalités sociales sont massives.

Depuis la création de l’Observatoire, quelles évolutions avez-vous pu constater en matière d’inégalités ? Avez-vous des exemples à citer ?

LM : Nous avons souligné avant bien d’autre la progression des écarts de revenus. Il y a 10 ans, on nous regardait  avec des grands yeux, aujourd’hui c’est devenu la tarte à la crème… Mais on se focalise sur les « hyper riches » alors que les écarts sont généralisés. Depuis quelques années, c’est la France d’en bas qui décroche. Le plus frappant vient du côté de l’école, qui fonctionne de plus en plus au profit d’une minorité culturellement favorisée et, en quelque sorte, légitime les inégalités.

D’après vous, quelles mesures économiques et sociales permettraient de réduire en France les inégalités ?

LM : Tout énoncer serait bien long. Il faut réformer l’école. Pas par des mesurettes ou du soutien scolaire : en modernisant notre façon de faire. Il faut faire évoluer les contenus, réduire le niveau de compétition (en soulageant les évaluations), changer la pédagogie. Il faut en finir avec l’élitisme républicain qui est devenu un élitisme social et faire en sorte que tout le monde avance. Il faut réformer la fiscalité, faire en sorte que tout le monde contribue à un effort national plus juste. Pour le reste, arrêtons les discours mous sur les discriminations, la diversité, etc. et agissons concrètement. Par exemple, ouvrons les emplois interdits aux millions d’étrangers qui en sont privés. D’une certaine façon la communication ne sert que de paravent à l’inaction.

L’Observatoire des inégalités a 10 ans

affiche_10_ans_obs_der_-2L’Observatoire des inégalités a dix ans. Quel bilan faire de 10 ans d’observation des inégalités ? Comment peut-on agir pour les réduire ?

A cette occasion, Nina Schmidt, responsable Île-de-France de l’Observatoire des inégalités a accepté une courte interview.

MB : À travers le constat que vous faites , comment, à travers l’Observatoire,  promouvoir une égalité des droits et combattre les inégalités ?

Nina Schmidt : « Depuis sa création, l’Observatoire a contribué à faire émerger le concept des inégalités dans le débat public.
Pour combattre les inégalités, il faut d’abord les comprendre. Notre objectif est donc de les expliquer, de rendre ces informations accessibles au plus grand nombre.

Nous essayons de montrer aussi que les inégalités dans toutes leurs dimensions (de revenus, de santé, d’éducation,…) se cumulent. Certaines s’aggravent notamment depuis 2008 en raison de la dégradation du contexte économique, d’autres au contraire se stabilisent ou s’estompent… »

MB : Comment mesurer les inégalités ?

NB : « Il n’existe pas d’indicateur global pour mesurer les inégalités. Les inégalités sont plurielles : inégalités de revenus, inégalités d’éducation, etc.

On  constate que depuis 10 ans, l’écart de revenu annuel entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres s’est accru. Le nombre de personnes pauvres repart également à la hausse depuis quelques années. Les scolarités s’allongent pour ceux qui sortent le plus tard du système scolaire, alors que ceux qui en sortent le plus tôt le quittent encore plus tôt. Les actifs non-diplômés sont davantage touchés par le chômage.

D’autres inégalités sont plutôt stables, par exemple l’écart entre l’espérance de vie des cadres supérieurs et celle des ouvriers, ou encore l’écart de salaires entre les femmes et les hommes.

Mais il faut aussi reconnaître les améliorations : la part de logements surpeuplés tend à diminuer et la fracture numérique diminue également. »

Pour en savoir plus :

« En dix ans, l’information sur les inégalités s’est améliorée, et l’Observatoire des inégalités a contribué à ce changement. En revanche, les politiques de lutte contre les inégalités n’ont pas toujours été à la hauteur. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités… »

L’emploi public : variations et amortisseur de crise

L’emploi public : variations et amortisseur de crise

crise-eco-franceFin 2011, en France, une personne sur cinq (20,4 %) travaille dans la fonction publique, 9% pour la fonction publique d’État, 7% pour la fonction publique territoriale et 4 % pour l’hospitalière. Les effectifs sont globalement en baisse (-0,5 %).

La baisse est la plus forte dans la fonction publique de l’État (– 2,0 %), alors que les effectifs sont stables dans la fonction publique territoriale (+ 0,3 %) et augmentent dans la fonction publique hospitalière (+ 1,3 %).

La baisse des effectifs de la FPE est la conséquence du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et dans un contexte d’augmentation de ces départs depuis 2009.

La hausse est la plus importante pour les aides-soignants dans les établissements médico-sociaux (+ 5,2 %). Le vieillissement de la population française et une dépendance accrue des personnes âgées expliquent ce fort recrutement.

Des disparités régionales

L’étude montre enfin des disparités régionales. La situation de l’Île-de-France est singulière. L’emploi public y représente 18,3 % de l’emploi total régional, soit moins qu’en moyenne nationale (20,4 %). Le poids de la fonction publique dans l’emploi total est plus faible dans les Pays de la Loire, en Rhône-Alpes et en Alsace (de 17 % à 19 %).

Les variations de l’emploi dans la fonction publique et les disparités régionales mettent en avant un modèle français jugé souvent coûteux, mais constitue un amortisseur de crise en terme d’emploi.

Remise en cause du modèle français

Dans un ouvrage publié en 2012 dans la collection « La République des idées », « La crise qui vient », Laurent Davezies, économiste spécialiste des territoires, professeur au CNAM et à l’université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC) a affirmé : « la crise de 2008 – 2009 a pu être « amortie » en France, grâce à la progression de l’emploi public, à celle des prestations sociales et à l’effort consenti par les entreprises privées, qui ont globalement maintenu l’emploi et les salaires… »

Cependant, il revient sur le coût et la progression des dépenses publiques : « Les dépenses publiques en France, en 2013, vont dépasser les 56 % du PIB ; ce qui est très supérieur à la moyenne de la zone euro (d’environ 25%, d’après vos estimations). Elles ont atteint un seuil qui ne saurait être dépassé et surtout, la croissance française ne peut plus reposer sur une consommation financée à crédit. »

L’électricité en surchauffe, une hausse des tarifs en deux temps

facture-edfLe gouvernement a proposé d’augmenter les tarifs réglementés de l’électricité d’EDF pour les particuliers. Cette hausse se fera en deux temps, 5% en août 2013 puis 5% en août 2014. Au total, en sept ans, le prix de l’électricité a augmenté de 14,1%.

En même temps, la bourse a accueilli avec satisfaction les bons résultats d’EDF qui a dégagé cette année un bénéfice net en hausse de 3,5% à 2,9 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires en progression de 10,7% à 39,75 milliards d’euros.

Ces différentes hausses et les bons résultats du groupe EDF ne vont pas profiter à tous de manière équitable. Il convient de se pencher sur le coût  que représente la consommation d’électricité dans le budget des ménages.

Précarité et inégalités énergétiques

Les dépenses d’énergie constituent en moyenne 6 % du budget des ménages, cette part atteint en moyenne 10 % pour les ménages les plus âgés et 8 % pour les plus modestes, comme l’indique le ministère de l’Écologie et de l’Énergie.La consommation varie également en fonction d’un équipement tout électrique et la qualité de l’isolation des résidences.

D’après le baromètre annuel du ministère de l’Écologie et de l’énergie publié mardi, les Français ont payé 200 euros de plus en moyenne en 2012 pour s’éclairer, se chauffer et se déplacer en voiture.

La facture se monte donc à 3 200 euros en moyenne par foyer pour l’année dernière, selon les chiffres du gouvernement.

Comportements et sentiments religieux en France

Comportements et sentiments religieux en France

religion-symbole-judaisme-christianisme-islamQuelle sont les évolutions des comportements et sentiments religieux en France ? Assiste-t-on à une sécularisation de la religiosité ? Ne pratique t-on pas plus sa religion dans la sphère du privée ?

Sécularisation ou regain religieux : la religiosité des immigrés et de leurs descendants  est une étude publiée par deux chercheurs, Patrick Simon (1) et  Vincent Tiberj (2) qui tentent de faire le point sur les comportements et sentiments religieux en France dans le cadre de l’enquête TeO (Trajectoires et Origines).

L’enquête TeO coproduite par l’Ined et l’Insee, réalisée entre  septembre 2008 et février 2009, décrit et analyse les conditions de vie et les trajectoires sociales des individus en fonction de leurs origines sociales et de leur lien à la migration. Elle s’interroge sur l’importance et l’impact des expériences de discrimination sur les parcours des individus.

Migrations et sentiments religieux

Les résultats de cette enquête confirment la forte sécularisation de la population en France à un détail près, la religion joue un rôle plus important dans la vie des Musulmans et le sentiment religieux est plus fort chez les jeunes nés en France. Le panorama des religions que permet de retracer l’enquête TeO montre ainsi que l’islam constitue la principale religion déclarée par les immigrés, loin devant le catholicisme.

Cependant le catholicisme reste la principale religion en France, même si le nombre de fidèles baisse régulièrement. Néanmoins la fraction majoritaire des « catholiques culturels » qui se définissent comme catholiques par héritage familial sans pratiquer ni même se considérer spirituellement comme engagés dans la religion suit une évolution parallèle.

Le monde laïc et les catholiques français ont souvent exprimé leur hostilité face à l’installation de nouveaux migrants perturbant les formes d’organisation et de pratiques religieuses. On peut citer les réactions hostiles à l’égard des Italiens et des Polonais.
Sur un autre plan confessionnel, la migration de communautés juives d’Afrique du Nord, et plus généralement du monde arabe, au cours de la décolonisation a contribué également à transformer le judaïsme français.

(1) INED et CEE, Sciences Po
(2) CEE, Sciences Po

Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme précise l’Insee dans son étude « Emploi et salaires » publiée en 2013.

Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme précise l’Insee dans son étude « Emploi et salaires » publiée en 2013.

man-woman-drawingLes inégalités salariales dépendent en partie de la structure du marché du travail. Les femmes occupent de nombreux emplois à temps partiel, souvent peu qualifiés et interrompent plus leur carrière professionnelle que les hommes, en raison notamment des grossesses et provoquent au retour du congé de maternité dans certains cas des situations discriminantes. Elles font moins d’heures supplémentaires, mais l’essentiel, soit 70% de cette différence, reste inexpliqué.

Déroulement de carrière et marché du travail chez les femmes

Les écarts s’expliquent aussi par les conséquences pour les femmes de la maternité sur leur déroulement de carrière et leur rémunération ainsi que les impacts de la répartition des responsabilités en matière de garde d’enfants (selon l’Insee les femmes assument 80% du noyau dur des tâches domestiques) et de garde des personnes dépendantes.

Le marché du travail s’est féminisé, mais demeure précaire pour les femmes. Le taux d’emploi des femmes s’établit en 2008 à 60,3% pour 69,4% pour les hommes. 30,2% des femmes occupent un emploi à temps partiel pour 5,7% des hommes. Seules 17,4% des femmes occupent des postes d’encadrement dans les entreprises du secteur privé alors qu’elles représentent 47% de l’ensemble de la population active.

En 2009, le salaire net moyen en équivalent temps-plein des femmes atteint 80 % de celui des hommes dans le secteur privé et 87 % dans le secteur public, selon l’Insee, due pour partie à une structure des qualifications différentes. 19 % des hommes salariés du privé sont des cadres contre seulement 12 % des femmes.

Le « plafond de verre »

Au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle, les écarts demeurent. C’est tout particulièrement le cas chez les cadres, où le salaire des femmes est inférieur de 23 % à celui de leurs homologues masculins dans le secteur privé, et de 21% dans le secteur public. Cet écart, beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, peut s’expliquer en partie par un effet de « plafond de verre », mais aussi par d’autres éléments comme les choix de spécialité de formation, les secteurs d’activité ou les déroulements de carrière. Les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Cet écart de salaires chez les cadres est beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, ajoute encore l’INSEE, qui relève également que les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Pour garantir une réelle égalité salariale entre hommes et femmes, plusieurs initiatives pourraient être menées tout en rappelant l’application de la loi sur l’égalité professionnelle :

  • Favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité.
  •  Assurer une égalité salariale réelle au sein des entreprises.
  •  Réévaluer les grilles de classification salariale.
  •  Combattre les discriminations liées à la grossesse et au sexe.
  •  Corriger les inégalités actuelles dans le déroulement de carrière.
  •   Favoriser et rééquilibrer l’accès au congé parental.

L’Insee en collaboration avec la Dares propose avec Emploi et salaires un panorama complet et précis sur l’emploi et les salaires.

Le chômage des jeunes dans l’Union européenne

Le chômage des jeunes dans l’Union européenne

chomage-jeuneEn 2012, plus d’une personne de moins de 25 ans sur cinq était au chômage en Europe, soit 6 millions de jeunes.

Sur les 57,5 millions de jeunes âgées de 15 à 24 ans que compte l’Union européenne, 5,6 millions étaient sans emploi, soit 9,7 % de jeunes au chômage, selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Le taux de chômage, rapport entre le nombre de chômeurs et la population active est quant à lui de 23 %.

Des disparités en Europe

Les taux de chômage peuvent varier du simple au triple : 8,6 % pour l’Allemagne, 22, 7 % pour la Roumanie et 24,6 pour la France. Les chiffres sont plus importants en Europe du Sud. Un jeune Grec sur deux est au chômage (59,1 %).

L’Europe du Nord présente les taux les plus bas, 8,1 % pour l’Allemagne, 8,6 % pour la Norvège et 9,5 % pour les Pays-Bas. En Allemagne, les réformes sociales engagées par le gouvernement Schröder ou Agenda 2010 ont renforcé la flexibilité du marché du travail et baissé le coût du travail. Cette flexibilité a imposé des règles plus strictes aux chômeurs à accepter plus rapidement un emploi. D’autant qu’il n’existe pas de salaire minimal en Allemagne et que la période d’indemnisation du chômage a été réduite. Cependant la politique de formation pour les jeunes est fortement axée sur l’apprentissage en Allemagne contrairement à la France.

Les chiffres sont au plus haut depuis trente ans en Grèce (59,1 %), en Espagne (55,9 %), au Portugal (38,3 %), en Italie (38,4 %), en Irlande (30,3 %) et au Royaume-Uni (20,7 %). La crise économique a eu un fort impact sur le chômage des jeunes et l’éducation. Les jeunes poursuivent ou reprennent leurs études en Espagne comme l’indique Eurostat à travers ce graphique.

Six milliards d’euros

Le Conseil européen a décidé les 7 et 8 février 2013 d’allouer 6 milliards d’euros entre 2014 et 2020 au financement d’une « Garantie pour la jeunesse ». Ce plan consiste à proposer aux régions les plus touchées un emploi, une formation ou une insertion aux jeunes de moins de 25 ans sans emploi qui ne suivent ni études ni formation.

La Cnil, futur juge d’Internet

La Cnil, futur juge d’Internet

autorites_du_net_RECROP630-1La Cnil a la cote. A tout juste 35 ans, la « Commission nationale de l’informatique et des libertés » pourrait bien devenir selon nos informations la gardienne officielle du Net français. Ou, plus justement, « l’autorité des libertés sur Internet », précisent en choeur plusieurs membres du gouvernement qui ambitionnent d’entamer la mue début 2014, via la grande loi sur les libertés numériques annoncée en février dernier par le Premier ministre. (Source Slate.fr).

Évolution des modes de consommation des ménages français, le « fait maison » progresse

Évolution des modes de consommation des ménages français, le « fait maison » progresse

menages-françaisLa dernière édition de L’Économie française publiée par l’Insee montre qu’en moyenne les ménages français produisent plus qu’ils ne font faire. Une large part de l’activité des ménages est consacrée au « fait maison ».

Le temps dédié au travail domestique est plus important que le temps consacré à une activité salariée, 41 milliards d’heures contre 38. Le travail domestique (ménage, cuisine, vaisselle, linge, soins matériels aux enfants…) occupe en moyenne les ménages 15 heures par semaine, soit 765 heures par an.

L’alimentation et le ménage représentent plus de la moitié de la production domestique. Avec 29 et 26 % du temps consommé, la cuisine et le ménage sont les activités les plus chronophages. La réalisation de ces travaux nécessite l’achat de biens (liquide vaisselle, légumes, viandes…) et de services (électricité, eau…). Le capital des ménages est également utilisé (électroménager, voiture). Ces achats et l’usure du capital sont estimés respectivement à 255 et 17 milliards d’euros en 2010.

Une production maison qui modifie profondément la consommation des ménages. Si la dépense de consommation finale des ménages est évaluée à 1085 milliards en 2010, la production domestique est estimée à 959 milliards d’euros. Tous calculs faits, la consommation progresse ainsi de 63% et le revenu disponible brut de 55 %. À l’inverse, le taux d’épargne est plus faible : 11 % contre 16 %.