Archives mensuelles : août 2013

L’emploi public : variations et amortisseur de crise

L’emploi public : variations et amortisseur de crise

crise-eco-franceFin 2011, en France, une personne sur cinq (20,4 %) travaille dans la fonction publique, 9% pour la fonction publique d’État, 7% pour la fonction publique territoriale et 4 % pour l’hospitalière. Les effectifs sont globalement en baisse (-0,5 %).

La baisse est la plus forte dans la fonction publique de l’État (– 2,0 %), alors que les effectifs sont stables dans la fonction publique territoriale (+ 0,3 %) et augmentent dans la fonction publique hospitalière (+ 1,3 %).

La baisse des effectifs de la FPE est la conséquence du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et dans un contexte d’augmentation de ces départs depuis 2009.

La hausse est la plus importante pour les aides-soignants dans les établissements médico-sociaux (+ 5,2 %). Le vieillissement de la population française et une dépendance accrue des personnes âgées expliquent ce fort recrutement.

Des disparités régionales

L’étude montre enfin des disparités régionales. La situation de l’Île-de-France est singulière. L’emploi public y représente 18,3 % de l’emploi total régional, soit moins qu’en moyenne nationale (20,4 %). Le poids de la fonction publique dans l’emploi total est plus faible dans les Pays de la Loire, en Rhône-Alpes et en Alsace (de 17 % à 19 %).

Les variations de l’emploi dans la fonction publique et les disparités régionales mettent en avant un modèle français jugé souvent coûteux, mais constitue un amortisseur de crise en terme d’emploi.

Remise en cause du modèle français

Dans un ouvrage publié en 2012 dans la collection « La République des idées », « La crise qui vient », Laurent Davezies, économiste spécialiste des territoires, professeur au CNAM et à l’université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC) a affirmé : « la crise de 2008 – 2009 a pu être « amortie » en France, grâce à la progression de l’emploi public, à celle des prestations sociales et à l’effort consenti par les entreprises privées, qui ont globalement maintenu l’emploi et les salaires… »

Cependant, il revient sur le coût et la progression des dépenses publiques : « Les dépenses publiques en France, en 2013, vont dépasser les 56 % du PIB ; ce qui est très supérieur à la moyenne de la zone euro (d’environ 25%, d’après vos estimations). Elles ont atteint un seuil qui ne saurait être dépassé et surtout, la croissance française ne peut plus reposer sur une consommation financée à crédit. »

L’électricité en surchauffe, une hausse des tarifs en deux temps

facture-edfLe gouvernement a proposé d’augmenter les tarifs réglementés de l’électricité d’EDF pour les particuliers. Cette hausse se fera en deux temps, 5% en août 2013 puis 5% en août 2014. Au total, en sept ans, le prix de l’électricité a augmenté de 14,1%.

En même temps, la bourse a accueilli avec satisfaction les bons résultats d’EDF qui a dégagé cette année un bénéfice net en hausse de 3,5% à 2,9 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires en progression de 10,7% à 39,75 milliards d’euros.

Ces différentes hausses et les bons résultats du groupe EDF ne vont pas profiter à tous de manière équitable. Il convient de se pencher sur le coût  que représente la consommation d’électricité dans le budget des ménages.

Précarité et inégalités énergétiques

Les dépenses d’énergie constituent en moyenne 6 % du budget des ménages, cette part atteint en moyenne 10 % pour les ménages les plus âgés et 8 % pour les plus modestes, comme l’indique le ministère de l’Écologie et de l’Énergie.La consommation varie également en fonction d’un équipement tout électrique et la qualité de l’isolation des résidences.

D’après le baromètre annuel du ministère de l’Écologie et de l’énergie publié mardi, les Français ont payé 200 euros de plus en moyenne en 2012 pour s’éclairer, se chauffer et se déplacer en voiture.

La facture se monte donc à 3 200 euros en moyenne par foyer pour l’année dernière, selon les chiffres du gouvernement.