Archives mensuelles : juillet 2013

Comportements et sentiments religieux en France

Comportements et sentiments religieux en France

religion-symbole-judaisme-christianisme-islamQuelle sont les évolutions des comportements et sentiments religieux en France ? Assiste-t-on à une sécularisation de la religiosité ? Ne pratique t-on pas plus sa religion dans la sphère du privée ?

Sécularisation ou regain religieux : la religiosité des immigrés et de leurs descendants  est une étude publiée par deux chercheurs, Patrick Simon (1) et  Vincent Tiberj (2) qui tentent de faire le point sur les comportements et sentiments religieux en France dans le cadre de l’enquête TeO (Trajectoires et Origines).

L’enquête TeO coproduite par l’Ined et l’Insee, réalisée entre  septembre 2008 et février 2009, décrit et analyse les conditions de vie et les trajectoires sociales des individus en fonction de leurs origines sociales et de leur lien à la migration. Elle s’interroge sur l’importance et l’impact des expériences de discrimination sur les parcours des individus.

Migrations et sentiments religieux

Les résultats de cette enquête confirment la forte sécularisation de la population en France à un détail près, la religion joue un rôle plus important dans la vie des Musulmans et le sentiment religieux est plus fort chez les jeunes nés en France. Le panorama des religions que permet de retracer l’enquête TeO montre ainsi que l’islam constitue la principale religion déclarée par les immigrés, loin devant le catholicisme.

Cependant le catholicisme reste la principale religion en France, même si le nombre de fidèles baisse régulièrement. Néanmoins la fraction majoritaire des « catholiques culturels » qui se définissent comme catholiques par héritage familial sans pratiquer ni même se considérer spirituellement comme engagés dans la religion suit une évolution parallèle.

Le monde laïc et les catholiques français ont souvent exprimé leur hostilité face à l’installation de nouveaux migrants perturbant les formes d’organisation et de pratiques religieuses. On peut citer les réactions hostiles à l’égard des Italiens et des Polonais.
Sur un autre plan confessionnel, la migration de communautés juives d’Afrique du Nord, et plus généralement du monde arabe, au cours de la décolonisation a contribué également à transformer le judaïsme français.

(1) INED et CEE, Sciences Po
(2) CEE, Sciences Po

Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme précise l’Insee dans son étude « Emploi et salaires » publiée en 2013.

Une femme gagne en moyenne 18 ou 20 % de moins qu’un homme précise l’Insee dans son étude « Emploi et salaires » publiée en 2013.

man-woman-drawingLes inégalités salariales dépendent en partie de la structure du marché du travail. Les femmes occupent de nombreux emplois à temps partiel, souvent peu qualifiés et interrompent plus leur carrière professionnelle que les hommes, en raison notamment des grossesses et provoquent au retour du congé de maternité dans certains cas des situations discriminantes. Elles font moins d’heures supplémentaires, mais l’essentiel, soit 70% de cette différence, reste inexpliqué.

Déroulement de carrière et marché du travail chez les femmes

Les écarts s’expliquent aussi par les conséquences pour les femmes de la maternité sur leur déroulement de carrière et leur rémunération ainsi que les impacts de la répartition des responsabilités en matière de garde d’enfants (selon l’Insee les femmes assument 80% du noyau dur des tâches domestiques) et de garde des personnes dépendantes.

Le marché du travail s’est féminisé, mais demeure précaire pour les femmes. Le taux d’emploi des femmes s’établit en 2008 à 60,3% pour 69,4% pour les hommes. 30,2% des femmes occupent un emploi à temps partiel pour 5,7% des hommes. Seules 17,4% des femmes occupent des postes d’encadrement dans les entreprises du secteur privé alors qu’elles représentent 47% de l’ensemble de la population active.

En 2009, le salaire net moyen en équivalent temps-plein des femmes atteint 80 % de celui des hommes dans le secteur privé et 87 % dans le secteur public, selon l’Insee, due pour partie à une structure des qualifications différentes. 19 % des hommes salariés du privé sont des cadres contre seulement 12 % des femmes.

Le « plafond de verre »

Au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle, les écarts demeurent. C’est tout particulièrement le cas chez les cadres, où le salaire des femmes est inférieur de 23 % à celui de leurs homologues masculins dans le secteur privé, et de 21% dans le secteur public. Cet écart, beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, peut s’expliquer en partie par un effet de « plafond de verre », mais aussi par d’autres éléments comme les choix de spécialité de formation, les secteurs d’activité ou les déroulements de carrière. Les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Cet écart de salaires chez les cadres est beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors, ajoute encore l’INSEE, qui relève également que les écarts sont moins élevés dans les autres catégories socioprofessionnelles.

Pour garantir une réelle égalité salariale entre hommes et femmes, plusieurs initiatives pourraient être menées tout en rappelant l’application de la loi sur l’égalité professionnelle :

  • Favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité.
  •  Assurer une égalité salariale réelle au sein des entreprises.
  •  Réévaluer les grilles de classification salariale.
  •  Combattre les discriminations liées à la grossesse et au sexe.
  •  Corriger les inégalités actuelles dans le déroulement de carrière.
  •   Favoriser et rééquilibrer l’accès au congé parental.

L’Insee en collaboration avec la Dares propose avec Emploi et salaires un panorama complet et précis sur l’emploi et les salaires.

Le chômage des jeunes dans l’Union européenne

Le chômage des jeunes dans l’Union européenne

chomage-jeuneEn 2012, plus d’une personne de moins de 25 ans sur cinq était au chômage en Europe, soit 6 millions de jeunes.

Sur les 57,5 millions de jeunes âgées de 15 à 24 ans que compte l’Union européenne, 5,6 millions étaient sans emploi, soit 9,7 % de jeunes au chômage, selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Le taux de chômage, rapport entre le nombre de chômeurs et la population active est quant à lui de 23 %.

Des disparités en Europe

Les taux de chômage peuvent varier du simple au triple : 8,6 % pour l’Allemagne, 22, 7 % pour la Roumanie et 24,6 pour la France. Les chiffres sont plus importants en Europe du Sud. Un jeune Grec sur deux est au chômage (59,1 %).

L’Europe du Nord présente les taux les plus bas, 8,1 % pour l’Allemagne, 8,6 % pour la Norvège et 9,5 % pour les Pays-Bas. En Allemagne, les réformes sociales engagées par le gouvernement Schröder ou Agenda 2010 ont renforcé la flexibilité du marché du travail et baissé le coût du travail. Cette flexibilité a imposé des règles plus strictes aux chômeurs à accepter plus rapidement un emploi. D’autant qu’il n’existe pas de salaire minimal en Allemagne et que la période d’indemnisation du chômage a été réduite. Cependant la politique de formation pour les jeunes est fortement axée sur l’apprentissage en Allemagne contrairement à la France.

Les chiffres sont au plus haut depuis trente ans en Grèce (59,1 %), en Espagne (55,9 %), au Portugal (38,3 %), en Italie (38,4 %), en Irlande (30,3 %) et au Royaume-Uni (20,7 %). La crise économique a eu un fort impact sur le chômage des jeunes et l’éducation. Les jeunes poursuivent ou reprennent leurs études en Espagne comme l’indique Eurostat à travers ce graphique.

Six milliards d’euros

Le Conseil européen a décidé les 7 et 8 février 2013 d’allouer 6 milliards d’euros entre 2014 et 2020 au financement d’une « Garantie pour la jeunesse ». Ce plan consiste à proposer aux régions les plus touchées un emploi, une formation ou une insertion aux jeunes de moins de 25 ans sans emploi qui ne suivent ni études ni formation.

Rencontre avec Wang Linbo,
jeune cinéaste à La Fémis.

affiche-wang-linboWang Linbo a présenté le 4 juillet dernier son projet de fin d’étude en réalisation TANG MENG, prénom de l’actrice principale et titre de son moyen métrage. Son projet a été réalisé durant l’été 2008 à Xianju dans la Province de Zhejiang en Chine. Outre le fait d’aborder le quotidien d’une jeune lycéenne, Wang Linbo a accepté de répondre à quelques questions et de revenir sur le tournage et le casting des personnages de son film.

Le pitch :

TANG MENG vit dans une petite ville du Sud. Elle prépare le bac, un moment important et difficile pour tous les lycéens chinois. Elle veut devenir présentatrice et découvrir le monde. Mais pour son père, chef de la police, c’est un rêve irréaliste…

Comment cette idée de tournage vous est-elle venue ?

Wang Linbo : C’est un travail de fin d’étude de département réalisation à La Fémis, il a fallu quelque chose de personnel et qui peut déboucher sur d’autres projets cinématographiques après La Fémis. Du coup, c’était immédiat d’aller en Chine et tourner ce film dans ma ville natale pour un retour.

C’était important pour moi de parler du bac chinois et du concours d’entrée de l’école de média à Pékin que j’ai passé aussi à l’époque. Depuis j’ai quitté ma petite ville…

Actuellement installé en France et inscrit à La Fémis, comment s’est déroulé le casting et le tournage de votre film en Chine ? Pourquoi avoir choisi la Chine ?

WL : Je suis arrivé un mois plus tôt que l’équipe pour le repérage et le casting. C’était très intense et créatif. J’ai un peu exploré la méthode des Frères Dardennes. Ce sont des vrais gens de la ville, ils jouent leurs propres rôles. Bien sûr, j’ai passé un long moment  avec eux pour qu’ils puissent jouer dans le cadre de film. C’était formidable.

Pourquoi la Chine ? C’est mon pays natal, c’est naturel. En Europe, les gens ont une envie forte très forte de connaitre ce pays aussi, surtout en ce moment. Donc il y aura un sens si je parle de certaine Chine que j’ai connue. Entre l’Occident et l’Orient, ce n’est pas du tout facile de se comprendre, mais c’est passionnant. J’étais ravi d’avoir réussi ce tournage avec mes cinq amis français pour ce voyage inoubliable de notre jeunesse.

Êtes-vous déjà en train de préparer votre prochain film et quelles sont vos inspirations cinématographiques ?

WL : Oui, j’ai un projet de long métrage en cours qui se passera en Chine et des projets de moyens métrages en France. J’essaie de garder un lien avec la réalité et l’actualité dans le monde.

J’aime bien Antonioni, Ozu, Haneke, Wong Kai Wai etc.

En revanche, je cherche mes inspirations plutôt au théâtre, en musique, en poésie, ou sport. J’ai visité le Panthéon récemment, ça m’a donné beaucoup d’idées. Je pense que c’est important pour un réalisateur d’avoir une certaine philosophie et d’être simple, et humble.

La Cnil, futur juge d’Internet

La Cnil, futur juge d’Internet

autorites_du_net_RECROP630-1La Cnil a la cote. A tout juste 35 ans, la « Commission nationale de l’informatique et des libertés » pourrait bien devenir selon nos informations la gardienne officielle du Net français. Ou, plus justement, « l’autorité des libertés sur Internet », précisent en choeur plusieurs membres du gouvernement qui ambitionnent d’entamer la mue début 2014, via la grande loi sur les libertés numériques annoncée en février dernier par le Premier ministre. (Source Slate.fr).